A KILLS BRed Monochrome
Collectif d’artistes aux pratiques multiples, A kills B, propose Red
Monochrome, un monochrome rouge en trois dimensions, sorte d’espace
scénique à l’intérieur du musée, qui interroge l’institution et le
public sur le rapport à l’oeuvre, sur le moment performatif et sur sa
trace.
RICARDO JACINTOAtraso
Plasticien, musicien et architecte, Ricardo Jacinto met souvent en
oeuvre des projets assez complexes dans leur relation à l’espace. Ses
installations, véritables dispositifs scéniques, à l’instar d’Atraso,
questionnent les mécanismes de perception brouillant les pistes entre
appréhension sonore et visuelle.
JOANA BASTOSWhy not guitar ? [Pourquoi pas de la guitare?]
Dans la suite logique de ses précédentes performances, d’agent
immobilier à baby-sitter ou femme de ménage, Joana Bastos met en
perspective la pratique artistique et les conditions souvent précaires
des jeunes artistes.
Why not guitar ? est une performance réalisée avec une guitare
électrique, dans les différents lieux en libre accès du Palais de Tokyo.
Alors même qu’elle ne sait pas jouer de cet instrument, elle laisse
l’étui de sa guitare ouvert, à l’image des musiciens de rue qui vivent
de leur musique.
MUSA PARADISIACAImpossible tasks [The Servant of the Cenacle]
La recherche sur la parole et le discours est au centre du travail de
Musa Paradisiaca. Au travers d’invitations à de multiples acteurs,
sociologues, philosophes, sorciers, le duo donne naissance à une
nouvelle famille de pensée, hybride, novatrice, contradictoire.
Pour donner corps à cette parole, Musa Paradisiaca utilise le dessin, la
photographie, la vidéo, comme autant de médium révélateurs des
problématiques soulevées par ces surprenantes associations d’idées.
ANTÓNIO OLAIOWhat happened to Henri Matisse? – If I wasn’t an artist – Blaupunkt blues – Rosebud
À partir de sa pratique performative et de son activité de peintre,
António Olaio, figure de l’avant-garde portugaise, développe un travail
vidéo très singulier. Profondément attaché à la musique, Olaio compose
ses chansons, écrit les paroles et emprunte les codes du clip vidéo pour
en renverser le sens. Il met au point une syntaxe où l’imagerie
loufoque, les onomatopées et les jeux phonétiques créent des
combinatoires entre performance, peinture et musique, nous plongeant
dans un univers pop et poétique.
FRANCISCO TROPAIl Gigante
Sur une plaque en marbre, Francisco Tropa, artiste singulier, recompose
sans cesse, à l’instar d’un puzzle, les osselets del gigante, squelette
en bronze légèrement surdimensionné. Chacun de ses gestes résonne sur la
pierre proposant une vision très personnelle d’une représentation
possible de la nature, une sorte d’archéologie lyrique, une
reconstruction de la mémoire.